La prééminence de Google sur le marché numérique fait l’objet de controverses croissantes, en particulier au Japon, où une enquête vise la société californienne pour des comportements jugés anticoncurrentiels.
Résumé
- La Japan Fair Trade Commission (JFTC) accuse Google de contraindre l’installation de Chrome sur les smartphones pour accéder à Google Play.
- Aux États-Unis, le géant technologique subit des critiques similaires, avec des demandes de vente de Chrome.
- Ces accusations signalent une tendance mondiale vers une régulation stricte des géants de la tech.
La JFTC réagit
Depuis octobre, le régulateur japonais, la JFTC, examine les pratiques commerciales de Google. D’après le journal Nikkei Asia, cette commission envisage de délivrer une interdiction contre le géant californien pour avoir imposé l’intégration de Chrome et de son moteur de recherche sur les téléphones mobiles. Cette éventuelle décision pourrait constituer un tournant majeur dans la régulation des grandes entreprises technologiques au Japon.
Imposition de Chrome sur les mobiles
Des accusations graves pèsent sur Google concernant l’imposition de Chrome aux fabricants de smartphones. Le géant exige non seulement la préinstallation de son navigateur, mais également sa mise en avant sur l’écran d’accueil. En échange, Google ouvre l’accès à Google Play, une plateforme essentielle pour de nombreuses applications. Cette pratique soulève des inquiétudes sur l’équité commerciale et les choix disponibles pour les utilisateurs.
Un précédent américain
Les accusations qui émergent au Japon s’inscrivent dans une critique mondiale visant Google. Aux États-Unis, un juge fédéral a désigné la société comme un « monopole » dans le domaine des moteurs de recherche. Le ministère de la Justice a demandé la vente de Chrome pour diminuer l’emprise de l’entreprise sur la recherche en ligne. Cette mesure viserait à créer des conditions équitables pour les moteurs de recherche concurrents, illustrant la pression croissante sur Google à l’échelle mondiale.
Réponse de Google et conséquences possibles
En réponse aux inquiétudes du DOJ, Google a récemment proposé des solutions tout en annonçant son intention d’interjeter appel de la décision américaine. Une audience pour faire le point est prévue en avril 2025. Pendant ce temps, les allégations au Japon pourraient entraîner une surveillance plus rigoureuse des grandes entreprises technologiques. Si des violations sont confirmées par les autorités japonaises, cela risquerait d’affecter les relations commerciales de Google dans le monde entier, accentuant ainsi le besoin d’une régulation stricte de ses opérations.

