En raison d’une erreur ou d’un acte malveillant, il arrive que les données personnelles, confidentielles et sensibles de millions d’utilisateurs se retrouvent entre les mains de personnes qui ne devraient pas y avoir accès. C’est ce que l’on appelle la fuite de données. Et il est du devoir des entreprises de tout mettre en œuvre pour éviter cette fuite qui peut être lourde de conséquences. Définition, causes, moyens de prévenir les risques : retrouvez tout ce que vous devez savoir sur la fuite de données.
Qu’est-ce qu’une fuite de données ?
On parle de fuite de données lorsqu’une personne non-autorisée accède à des données confidentielles. Cela implique le vol et le partage de ces données, mais aussi leur simple visionnage, suffisant pour estimer que toutes les informations ont été compromises. Tout le monde peut être concerné par ce type de fuite, du simple particulier aux entreprises, en passant par des gouvernements.
Les fuites de données concernent généralement des informations ciblées, qu’elles soient personnelles, professionnelles ou numériques. Parmi elles, on retrouve :
- les noms,
- les dates de naissance,
- les données de carte bancaire,
- les adresses postales,
- les courriels,
- les mots de passe ou réponses aux questions secrètes,
- les informations administratives, comme le numéro de Sécurité sociale.
Quels sont les secteurs les plus exposés aux fuites de données ?
- Santé (données médicales sensibles).
- Finance (banques, assurances, cartes bancaires).
- Administrations et collectivités.
- Entreprises manipulant de grands volumes de données clients.
Quelles sont les causes d’une fuite de données ?
Les causes d’une fuite de données sont multiples. D’après une étude annuelle d’IBM, la moitié des incidents proviennent de cyberattaques, tandis que l’autre moitié est due à des erreurs système ou à une mauvaise gestion et destruction de supports confidentiels.
Si les cyberattaques restent fréquentes, c’est parce que les données ont une forte valeur pour les hackers. Elles peuvent être revendues ou utilisées pour orchestrer des attaques plus complexes. Ces attaques prennent plusieurs formes :
- Infection par malware : un logiciel malveillant infiltre le système.
- Hameçonnage (phishing) : l’utilisateur est piégé via un faux site pour livrer ses données sensibles.
- Injection SQL : du code malveillant est introduit pour contourner les protections de sécurité.
- Fuite interne (inside job) : un employé divulgue volontairement des données confidentielles.
- Collecte non sécurisée des données sensibles.
- Stockage inapproprié sur des supports non protégés.
- Accès mal contrôlé aux fichiers confidentiels.
- Absence de traçabilité des supports physiques et numériques.
- Destruction incomplète ou non conforme aux normes (DIN 66399, RGPD).
- Externalisation auprès de prestataires non certifiés.
Les erreurs humaines ne sont pas rares non plus. Il peut suffire de la simple perte d’un appareil ou d’un disque dur laissé sans surveillance pour provoquer involontairement une fuite de données. Mais une telle fuite peut être lourde de conséquences, notamment financières. Il convient de mettre en œuvre les outils nécessaires pour prévenir au maximum les risques.
Fuite de données : quelles conséquences pour une entreprise ?
- Impact financier (perte, sanctions, coûts de remédiation).
- Impact légal (RGPD, CNIL).
- Impact réputationnel (perte de confiance des clients, partenaires).
Comment éviter les fuites de données confidentielles ?
Éviter les fuites de données en entreprise, qu’il s’agisse de données personnelles, confidentielles professionnelles, sensibles ou électroniques et numériques, passe tout d’abord par une sensibilisation de tous les collaborateurs aux risques : éviter les URL suspectes, ne pas partager de contenus sensibles sur les réseaux sociaux, utiliser des mots de passe complexes et uniques pour chaque compte. Sur ce dernier point, il est possible d’utiliser un gestionnaire de mots de passe pour ne pas avoir à tous les mémoriser.
Mettre à jour logiciels et équipements
Également, il est primordial de mettre tous les logiciels à jour dès que cela est nécessaire. Si l’un des logiciels n’est plus pris en charge par un fabricant d’appareils, il est préférable de changer de matériel afin de ne pas s’exposer à d’éventuelles failles.
Renforcer la sécurité des données sensibles
Si vous êtes amené à traiter des données particulièrement sensibles et confidentielles, il est possible de renforcer la sécurité grâce à un système de chiffrement. Vous pouvez également imposer l’installation d’un VPN – un réseau privé virtuel – professionnel sur l’ensemble des appareils.
Tester régulièrement la sécurité des systèmes
Enfin, des analyses doivent être effectuées régulièrement afin de détecter des failles dans les systèmes de sécurité, comme des tests d’intrusion. Cela permettra de corriger les faiblesses afin d’éviter une cyberattaque et une fuite de données.
Procéder à l’effacement et à la destruction physique sécurisée
En complément, il est essentiel de prévoir l’effacement définitif des données numériques et la destruction physique sécurisée des supports (disques durs, serveurs, archives papier, clés USB, etc). Pour garantir la traçabilité et prouver la conformité réglementaire, les entreprises doivent exiger un certificat de destruction délivré par un prestataire spécialisé.
Fuite de données : pourquoi faire appel à un expert comme Confia ?
- Sécurisation de la collecte et du transport des supports.
- Destruction certifiée et traçable.
- Garantie de conformité avec les normes et le RGPD.
Que dit la loi sur la fuite de données ?
Le traitement, la gestion et la destruction des données font l’objet de règles strictes dictées par le RGPD, le Règlement général sur la protection des données. Ainsi, ce type d’informations confidentielles doivent être sérieusement protégées contre tous les possibles traitements non-autorisés et illégaux.
Mais, malgré toutes les précautions, une fuite de données peut arriver. Si cela intervient dans une entreprise, le RGPD impose de prévenir tous les clients concernés par cette perte ou ce vol d’informations confidentielles dans les 72 heures.
De même, en cas de fuite de données, il est impératif de prévenir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) dans un délai de 72 heures. Cette autorité assure un rôle d’accompagnement des responsables du traitement des données, mais aussi de contrôle du respect des obligations. En cas de manquement, la CNIL est en mesure de sanctionner les organismes concernés.

