Depuis 2015, Apple, basé à Cupertino, a réalisé des avancées significatives dans la diminution de ses émissions de carbone, avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030.
TL; DR
- Depuis 2015, Apple a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 60% et vise la neutralité carbone d’ici 2030.
- L’entreprise de Cupertino s’engage également sur les émissions indirectes (Portée 3) en impliquant ses fournisseurs et en investissant dans les énergies renouvelables pour ses clients.
- Apple concentre ses efforts sur la diminution des gaz fluorés utilisés dans la fabrication des puces, tout en compensant le reste via des solutions naturelles telles que le reboisement.
Une réduction marquante des émissions
Cette initiative emblématique inclut non seulement les activités internes d’Apple — telles que la conception et la promotion — mais aussi l’usage de ses produits par les consommateurs. Cette stratégie repose sur une utilisation croissante des énergies renouvelables et sur l’amélioration de l’efficacité énergétique au sein de ses infrastructures. Les investissements dans des sources d’énergie propre, comme le solaire et l’éolien, ont permis cette évolution. Aujourd’hui, la société est bien en avance sur son calendrier pour atteindre l’objectif de la neutralité carbone d’ici 2030. Mais Apple ne se limite pas à réduire ses propres émissions; elle élargit son action aux fournisseurs et aux consommateurs.
Les défis des émissions indirectes
Les émissions de « Scope 3 », qui concernent les fournisseurs et l’usage des produits par les clients, constituent le principal défi pour Apple. Si les émissions directes diminuent grâce aux énergies renouvelables, les émissions indirectes sont plus complexes à gérer, car elles échappent à la maîtrise directe de l’entreprise. Pour relever ce défi, Apple applique une méthode originale, en procurant des énergies renouvelables au bénéfice de ses clients, comme l’illustre le lancement de l’Apple Watch Series 9. Cette démarche s’est poursuivie en 2024 avec l’acquisition d’énergie renouvelable pour les utilisateurs du Mac Mini M4, représentant une avancée significative dans la diminution de l’empreinte carbone de ses produits.
L’impact des semi-conducteurs
Les semi-conducteurs jouent un rôle essentiel dans l’empreinte carbone des appareils électroniques. Le cas du Mac Mini en est un bon exemple. Selon ses caractéristiques, cet appareil peut générer entre 32 et 121 kg de CO2 durant sa vie utile, en grande partie à cause des puces électroniques employées. Ces composants contribuent de manière significative aux émissions des produits technologiques. Prise de conscience de ce problème, Apple a commencé à collaborer avec ses fournisseurs de semi-conducteurs pour abaisser ces émissions. Par exemple, 26 partenaires se sont engagés à diminuer de 90 % l’utilisation de gaz à effet de serre fluorés, notamment des substances particulièrement nuisibles pour l’environnement.
Vers la neutralité carbone en 2030
Apple s’est fixé un objectif ambitieux de neutralité carbone d’ici 2030, et les résultats actuels montrent que la société de Cupertino s’oriente dans la bonne direction. En plus de réduire ses émissions, Apple compense celles qui subsistent par des programmes de retrait de carbone. Contrairement à d’autres entreprises comme Microsoft, qui investissent dans des technologies avancées comme la capture directe de l’air, Apple privilégie des solutions basées sur la nature, telles que le reboisement, afin d’absorber les excès de carbone. Cette approche, selon Apple, constitue la méthode la plus efficace pour atteindre la neutralité carbone dans un délai raisonnable, tout en soutenant des projets durables profitant à notre environnement à long terme.

